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Le Code de Hammurabi

✨ vers 1750 av. J.-C., Babylone (Mésopotamie)

Le Code de Hammurabi est un recueil de lois de la Mésopotamie ancienne, associé à Hammurabi, roi de Babylone, qui règne au XVIIIe siècle avant notre ère. Le texte a probablement été élaboré sous son règne, vers 1750 avant notre ère, et il est rédigé en akkadien au moyen de signes cunéiformes. Il est conservé sur une haute stèle de pierre, découverte à Suse, dans l’actuel Iran, en 1901, et aujourd’hui exposée au musée du Louvre, à Paris. Dans la partie supérieure, Hammurabi apparaît devant le dieu solaire Shamash, associé à la justice.

L’inscription comprend un prologue, de nombreuses dispositions juridiques et un épilogue. Elle traite notamment des biens, du commerce, des prêts, du mariage, de l’héritage, des salaires, de l’agriculture et des dommages causés par négligence. Les sanctions varient selon les infractions et le statut social des personnes concernées. Le prologue présente Hammurabi comme un souverain chargé par les dieux d’établir l’ordre, tandis que l’épilogue insiste sur la permanence de son œuvre. Les dispositions ne sont pas organisées comme un code juridique moderne : beaucoup prennent la forme de cas précis, décrivant une situation puis la conséquence prévue.

Cette manière de rédiger permet aux historiens d’observer les liens entre le droit, la vie économique, la famille et les activités quotidiennes à Babylone. Contrairement à une idée répandue, ce texte n’est pas un code complet rassemblant toutes les lois de Babylone. Il s’agit plutôt d’un recueil royal de décisions et de principes juridiques. Les règles ne s’appliquent pas de la même manière à tous : les peines et les indemnisations peuvent différer selon le rang social, notamment entre personnes libres, personnes dépendantes et personnes réduites en esclavage.

Certaines dispositions célèbres sont souvent résumées par la formule « œil pour œil », mais d’autres prévoient des amendes, des compensations ou des peines différentes. La stèle renseigne ainsi sur l’autorité, la propriété, la famille, le travail et la justice dans la société babylonienne. Elle montre aussi que les traditions juridiques mésopotamiennes existaient avant Hammurabi et se sont poursuivies après lui. Elle constitue aujourd’hui une source majeure pour comprendre le droit et la société de la Babylonie ancienne.