🚀

La Crise des missiles de Cuba

✨ 1962, Cuba

La crise des missiles de Cuba se déroule en octobre 1962, au cœur de la guerre froide, alors que les relations entre les États-Unis et l’Union soviétique sont extrêmement tendues. Après la révolution cubaine de 1959, Cuba se rapproche de l’Union soviétique. En 1961, l’échec du débarquement de la baie des Cochons, soutenu par les États-Unis, renforce les craintes du gouvernement cubain face à une nouvelle attaque.

Pour renforcer la défense de Cuba et répondre notamment à la présence de missiles nucléaires américains en Turquie et en Italie, le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev décide secrètement d’y installer des missiles nucléaires. En octobre 1962, des avions de reconnaissance américains repèrent les installations soviétiques en construction sur l’île. Le président John F. Kennedy est informé de la situation et réunit ses conseillers afin d’étudier les différentes options.

Le 22 octobre, il annonce une « quarantaine » navale de Cuba, destinée à empêcher l’arrivée de nouvelles cargaisons militaires soviétiques tout en évitant une attaque immédiate. Pendant treize jours, le monde est confronté au risque d’un conflit nucléaire. Les États-Unis exigent le retrait des missiles soviétiques, tandis que Khrouchtchev affirme qu’ils servent à défendre Cuba et met en garde contre toute attaque de l’île. Les forces américaines et soviétiques restent en état d’alerte, tandis que plusieurs navires soviétiques approchent de la zone contrôlée par les États-Unis.

Une solution diplomatique finit par être trouvée. L’Union soviétique accepte de retirer ses missiles de Cuba. Les États-Unis promettent publiquement de ne pas envahir Cuba et acceptent, dans un accord secret distinct, de retirer leurs missiles Jupiter de Turquie. La crise se termine sans guerre, mais elle révèle le danger d’une confrontation entre puissances nucléaires. Elle pousse aussi les deux gouvernements à améliorer leurs communications : en 1963, une liaison directe entre Washington et Moscou est mise en place et le traité d’interdiction partielle des essais nucléaires est signé.