🏛️

La Chute de Rome

✨ 476, Rome (Italie)

La chute de l’Empire romain d’Occident est un long processus plutôt qu’un événement unique. Aux IIIe et IVe siècles, l’Empire connaît des guerres civiles, une forte instabilité politique, des difficultés économiques et une pression croissante sur ses frontières. En 285, l’empereur Dioclétien réorganise l’administration et répartit le pouvoir entre plusieurs empereurs. Constantin fait ensuite de Constantinople une grande capitale impériale.

Après la mort de Théodose Ier en 395, le gouvernement de l’Empire fonctionne durablement à partir de deux cours, l’une en Orient et l’autre en Occident. L’Empire romain d’Orient reste puissant, tandis que les territoires occidentaux deviennent plus difficiles à défendre et à administrer. Les armées romaines font aussi davantage appel à des soldats recrutés parmi des populations extérieures au système militaire traditionnel des citoyens romains.

Au Ve siècle, plusieurs peuples germaniques s’installent dans les territoires romains, parfois comme alliés, parfois comme adversaires. En 410, les Wisigoths d’Alaric prennent et pillent Rome, révélant la fragilité croissante du pouvoir occidental. En 455, les Vandales pillent à leur tour la ville. Dans le même temps, l’autorité politique s’affaiblit et les empereurs dépendent de plus en plus de chefs militaires puissants.

En 476, le chef germanique Odoacre renverse le jeune empereur Romulus Augustule et prend le contrôle de l’Italie. Cette date est traditionnellement retenue pour marquer la fin de l’Empire romain d’Occident, même si des institutions et des traditions romaines continuent d’exister dans de nombreuses régions. L’Empire romain d’Orient, souvent appelé Empire byzantin, survit encore près d’un millénaire. Le déclin de l’Occident résulte donc de plusieurs facteurs politiques, militaires, économiques et sociaux.