La Route de la Soie
✨ 130 av. J.-C. – 1453, Zhang Qian et caravaniers d'Eurasie
La Route de la Soie n’était pas une route unique, mais un réseau de voies reliant, selon les époques, la Chine, l’Asie centrale, le Moyen-Orient et certaines régions d’Europe. Dès l’Antiquité, marchands, voyageurs, diplomates et religieux traversaient déserts, montagnes, steppes et villes-oasis. La soie chinoise a contribué au nom donné plus tard à ce réseau, mais d’autres marchandises circulaient aussi : chevaux, épices, métaux, verre et textiles.
Les marchandises passaient souvent de main en main, et un même marchand parcourait rarement toute la distance. Chang’an, Samarcande, Merv et Bagdad reliaient des régions éloignées et favorisaient les échanges. Ces routes favorisaient aussi la circulation des connaissances, des techniques, des langues et des religions. Le bouddhisme s’est diffusé en Asie centrale et orientale par plusieurs itinéraires, tandis que l’islam s’est ensuite largement étendu en Asie centrale.
La fabrication du papier s’est propagée vers l’ouest depuis la Chine, et les contacts entre sociétés lointaines ont encouragé des échanges en mathématiques, médecine, astronomie et artisanat. Les voyages étant difficiles, les caravanes, les relais, les marchés et les guides locaux jouaient un rôle important. L’importance des routes variait selon les pouvoirs politiques, la sécurité et les intérêts économiques.
À partir du XVe siècle, l’essor du commerce maritime a réduit l’importance de certaines liaisons terrestres, même si les échanges à longue distance en Eurasie se sont poursuivis. La Route de la Soie est donc mieux comprise comme un réseau changeant de relations humaines que comme une voie unique et permanente.