L'Armée de terre cuite
✨ Les gardiens de l'éternité
L’Armée de terre cuite fait partie du vaste complexe funéraire construit pour Qin Shi Huang, le premier empereur à avoir unifié la Chine. Situé près de Xi’an, dans la province du Shaanxi, le complexe fut commencé en 246 av. J.-C., alors que Qin Shi Huang était encore roi, et les travaux se poursuivirent jusqu’à sa mort en 210 av. J.-C. L’armée en terre cuite fut découverte en 1974 par des agriculteurs qui creusaient un puits. Les archéologues ont depuis fouillé plusieurs grandes fosses contenant des milliers de statues grandeur nature : soldats, chevaux et chars.
Les guerriers ont été fabriqués en argile cuite, à partir de différentes parties assemblées puis retouchées à la main. Les visages, les coiffures, les vêtements et les équipements varient, ce qui montre que les artisans ont individualisé de nombreux détails au lieu de produire des statues parfaitement identiques. À l’origine, les figures étaient peintes de couleurs vives, mais une grande partie des pigments a disparu après leur mise au jour et leur exposition à l’air.
L’armée fut installée près du tombeau de l’empereur dans le cadre d’un vaste ensemble funéraire destiné à l’accompagner dans l’au-delà. Les fosses contiennent également de véritables armes en bronze, tandis que d’autres secteurs du mausolée ont livré des figures représentant des fonctionnaires, des musiciens, des acrobates et d’autres serviteurs. Ces découvertes apportent des informations précieuses sur l’organisation militaire, les techniques artisanales et la société de la Chine des Qin.
La chambre funéraire centrale de l’empereur n’a pas été fouillée ; de nombreux détails sur son contenu restent donc inconnus. Des textes anciens évoquent notamment des cours d’eau constitués de mercure, mais ces récits ne peuvent pas être vérifiés entièrement puisque la chambre demeure fermée. Le complexe funéraire, dont fait partie l’Armée de terre cuite, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987. Les recherches archéologiques et les travaux de conservation se poursuivent encore aujourd’hui.